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Cas client · Medtech

Le défi d'une double buse en salle blanche, résolu par l'impression 3D

Une ligne de remplissage médicale plafonnait à une buse. En rétro-concevant le support existant pour en accueillir une seconde, imprimée en matériau autoclavable, la cadence a bondi d'environ 50 %, sans toucher à la qualification de la salle blanche. Voici comment.

Support de buse imprimé en 3D monté en salle blanche sur équipement inox

Fiche technique du cas

Secteur
Medtech · pharma
Environnement
Salle blanche classe 7
Pièce
Support double buse autoclavable
Démarche
Rétro-conception du support inox
Contrainte clé
Zéro contact produit
Livrables
Pièce + documentation complète
3 joursDe l'étude à l'installation
< 100 €Coût de la pièce
+50 %De productivité sur la ligne

Le goulot : 1 600 tubes par jour, et une buse qui remplit un tube à la fois

Chez ce client, une multinationale qui produit des tubes médicaux et des injectables de chirurgie esthétique (dispositifs de classe IIb), l'étape la plus lente de la ligne était le remplissage. L'idée est venue de leur propre équipe : et si on installait une seconde buse pour remplir deux tubes à la fois ? Une idée simple, mais la machine n'était pas conçue pour, et l'environnement l'interdisait a priori : une salle blanche de classe 7, où aucune solution standard n'avait sa place.

La meilleure idée d'optimisation vient souvent de l'opérateur qui vit le goulot tous les jours. Notre métier, c'est de la rendre fabricable.

Les contraintes : la salle blanche ne pardonne rien

Le cahier des charges tenait en trois exigences non négociables : conformité aux normes de propreté particulaire de la salle blanche (ISO 14644-1), aucun contact entre la pièce imprimée et le produit injectable, et une pièce autoclavable donc démontable sans effort, capable d'encaisser les cycles de stérilisation répétés.

La solution : rallonger l'existant au lieu de réinventer la machine

L'eurêka a été de regarder ce qui était déjà là : un support de buse en inox. Plutôt que de modifier la machine, nous avons rétro-conçu ce support en CAO et l'avons rallongé pour intégrer la seconde buse, avec ses fixations. Un prototype d'essai a validé la géométrie, puis la pièce finale a été produite dans un matériau autoclavable adapté à la stérilisation. Côté machine, le pilotage de la seconde buse et de sa pompe péristaltique a été synchronisé avec l'équipe technique du client : la mécanique et le logiciel ont avancé ensemble, et tout le processus a été documenté.

Le résultat : la cadence doublée sur l'étape critique, pour moins de 100 €

Trois jours entre l'étude et l'installation. Une pièce à moins de 100 euros, là où une modification machine classique se serait chiffrée en milliers d'euros et en semaines. Et sur la ligne concernée, un gain de productivité d'environ 50 % : le goulot d'étranglement est devenu un argument de compétitivité, sans toucher à la qualification de la salle.

L'impression 3D n'est pas qu'un outil de prototypage : bien appliquée, c'est un levier d'optimisation de production dans les environnements les plus réglementés.

Les questions qu'on nous pose sur ce cas

  • Q1

    Une pièce imprimée en 3D peut-elle entrer en salle blanche ? Oui, à condition de respecter les exigences de propreté particulaire de la salle (ISO 14644-1), de choisir un matériau compatible avec les protocoles de nettoyage ou de stérilisation, et de documenter la pièce. Dans ce cas, la pièce était autoclavable et sans contact avec le produit.

  • Q2

    Combien coûte ce type d'optimisation ? Ici, moins de 100 € de pièce et trois jours d'étude, contre plusieurs milliers d'euros et des semaines pour une modification machine traditionnelle. Pour les petites séries et pièces sur mesure, l'écart est souvent de cet ordre.

  • Q3

    Comment est garantie la traçabilité ? Fichier CAO versionné, paramètres de fabrication, lot matière, contrôle dimensionnel : chaque pièce livrée en environnement réglementé part avec son dossier, selon notre système qualité inspiré des BPF pharma.

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